Méthodologie à appliquer en orientation

L’épreuve d’orientation pour l’examen probatoire de l’AMM n’est pas une course d’orientation au sens propre du terme ; je reviendrai sur les différences un peu plus loin. Toutefois, la même méthodologie peut s’appliquer. Voyons voir ce que cela sous-entend…

Le probatoire de l’AMM : une marche plus qu’une course d’orientation

L’examen probatoire de l’AMM est une marche d’orientation sur terrain varié. Cela signifie plusieurs choses :

  1. L’ensemble de l’épreuve peut-être réalisé en marchant (si vous marchez vite quand même et si vous êtes très bon en orientation ;-))
  2. Vous évoluerez principalement en dehors des sentiers (gare à la végétation piquante voir infranchissable…)
  3. Vous n’utilisez pas une carte de Course d’orientation (CO) classique dont l’échelle peut aller du 1/2000 au 1/20000 (1cm = 20m ou 1cm= 200m) mais une carte de randonnée IGN top 25 (1/25000 ; 1cm = 250m).
  4. Le périmètre de l’épreuve est beaucoup plus étendu qu’en CO (20 à 30 km de marche). L’épreuve dure donc entre 6 et 8h, vous devez trouver entre 15 et 20 balises et monter environ 1500m de dénivelé positif.
  5. Vous portez du poids sur votre petit dos… 7kg pour les femmes, 10kg pour les hommes ; sans compter votre eau et votre nourriture pour l’épreuve. On arrive donc facilement à 9kg pour les femmes et 12 pour les hommes. Une liste de matériel obligatoire est fournie par l’organisation.

Petite aparté sur la différence de poids à porter entre homme et femme…

Selon moi cette différence ne se justifie pas. Enfin pour être plus précise, une différence de traitement est justifiée mais ne devrait pas l’être selon le sexe mais selon le poids des participants. Nous ne devrions pas porter plus qu’un certain pourcentage de notre poids.

Evidemment cela est beaucoup moins évident à mettre en oeuvre et à contrôler pour les organisateurs mais me semblerait beaucoup plus juste et équitable.

Le matériel de l’orienteur

Voici la liste du matériel indispensable pour participer à l’épreuve d’orientation :

  • une boussole (pouce de préférence car plus pratique à utiliser)
  • la fameuse carte IGN remise le jour J par l’équipe d’organisation
  • un altimètre ou montre altimètre
  • un chronomètre ou une montre
  • un capteur qui vous permet de badger vos balises (remis par l’organisation le jour J également)

Il est bien entendu interdit d’avoir sur soi un GPS sous quelque forme qu’il soit et d’utiliser son téléphone portable qui est d’ailleurs mis sous scellé au début de l’épreuve.

La méthodologie de l’orientation

Quand vous disposez de votre carte où sont représentées l’ensemble des balises à trouver la première chose à faire est d’y aller par étape : une balise après l’autre. On se concentre donc sur la balise numéro 1. Lorsqu’elle est trouvée on se concentre sur la numéro 2 et ainsi de suite pour rester focus, ne pas s’éparpiller et risquer de commettre des erreurs.

Etape 1 : orienter sa carte

Cela paraît évident mais ce n’est pas instinctif au début. Et oui la carte est mobile dans votre main et vous devez toujours l’orienter en fonction de la direction que vous allez suivre. Votre boussole pouce vous permet de pointer l’endroit où vous vous situez et au fur et à mesure de votre progression de suivre l’itinéraire choisi sur votre carte.

Etape 2 : définir l’élément à trouver

Que dois-je trouver ? Que représente le centre du cercle identifiant ma balise ? Une intersection de chemins, un élément remarquable (rocher, source, bâtiment etc.), une limite de végétation, un sommet, une dépression, un rentrant, une avancée etc. ?

Etape 3 : définir le point d’attaque de la balise

A partir de quel point clairement identifiable sur le terrain je vais rejoindre ma balise : une intersection de chemins, de rivières, le bas ou le haut d’un rentrant ou d’une avancée, l’extrémité d’une clairière etc. C’est à partir de ce point que vous serez potentiellement obligé de tirer un azimut à suivre jusqu’à la balise. Il est également important de se fixer des lignes d’arrêt : si j’arrive ici c’est que je suis allée trop loin et j’ai manqué ma balise.

Etape 4 : définir l’itinéraire à suivre jusqu’au point d’attaque

Quelle stratégie adopter pour être le plus rapide et le plus efficace ? Suivre les sentiers ? Couper à travers la forêt ? Etc.

Et voilà vous savez tout ! Ce n’est pas si simple et surtout c’est un exercice qui demande beaucoup de pratique, de confiance en soi et de concentration. Douter c’est bien mais ça vous fait perdre du temps… Pour ne pas douter il faut pratiquer, pratiquer, pratiquer et appliquer consciencieusement la méthodologie. Bref, devenir une machine de guerre en orientation 😉

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